Liberté, égalité, fraternité
Dans son édition du lundi 17 septembre 2007, Le Progrès rapportait les propos exprimés par Charles de la Verpillère, député UMP de l'Ain, lors de la fête départementale de l'UMP à Attignat : « Il faut accélérer les réformes, à Paris on ne saisit pas l'impatience du terrain, sans céder aux sirène du politiquement conforme, à la frilosité, aux couinements de l'intelligentsia parisienne » . Le Président du Conseil général citait comme exemple les tests ADN pour le regroupement familial des immigrés.
Dans son édition du jeudi 20 septembre 2007, Libération publiait un article écrit par Etienne Pinte, député UMP des Yvelines, à propos de la politique sarkozyste de l'immigration : « Tous ces hommes, toutes ces femmes, tous ces enfants ne sont ni des quotas, ni des marchandises, ni des chiffres. Nous avons bénéficié de leur richesse quand nous étions chez eux à l’époque de la colonisation. Nous avons été très contents de les faire venir dans notre pays pour travailler dans nos mines et dans nos usines. Nous sommes très heureux de les avoir à nos côtés dans les services à la personne pour s’occuper de nos jeunes enfants et de nos personnes âgées. Nous leur sommes très reconnaissants, même si cette gratitude ne s’est pas exprimée comme elle aurait dû l’être, quand ils nous ont aidés à nous libérer et qu’ils ont versé leur sang pour nous. Notre dette est immense à leur égard. Notre image de liberté, d’ouverture, de tolérance qui imprègne tous les peuples de la terre ne doit pas se ternir parce que nous ne savons pas traiter avec intelligence et humanisme l’accueil de l’autre. Quelles que soient nos convictions, nous pouvons nous retrouver autour de la parole qui traverse les temps : «J’étais un étranger, et tu m’as accueilli.» (http://www.liberation.fr/rebonds/279640.FR.php)
Quelle leçon en tirer ?
Une leçon sur l'UMP d'abord : dans ce parti aussi, il existe des dissonances sur le fond des dossiers et le jusqu'au-boutisme de certains n'est heureusement pas partagé par tous...
Une leçon sur ce qui nous anime dans notre combat politique surtout. Ce qu'un politicien local appelle avec mépris le « politiquement conforme », ce sont, comme le rappelle Etienne Pinte, les valeurs humanistes, celles qui sont fondées sur une morale ancestrale, chrétienne et républicaine à la fois, cette fraternité que nous ne devrions jamais oublier...